Reportage

Les réalisations de la riposte éthiopienne au sida mises en avant à l'occasion de l'événement de la Journée mondiale de lutte contre le sida

01 décembre 2011

Intervention de Mme Jan Beagle, directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, responsable de la gestion et des relations extérieures, à la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida à Addis Ababa. Photo : ONUSIDA.

Les progrès éthiopiens en matière de riposte nationale au sida ont été célébrés à l'occasion de l'événement commémoratif de la Journée mondiale de lutte contre le sida à Addis Ababa, auquel assistait Mme Jan Beagle, directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, responsable de la gestion et des relations extérieures.

Mme Beagle était accompagnée du Président de la République démocratique fédérale d'Éthiopie, M. Girma Wolde-Giorgis, du Ministre de la santé, Dr. Tedros Adhanom, du Maire d'Addis Ababa et directeur exécutif du réseau des réseaux de personnes séropositives en Éthiopie, Dereje Alemayehu. Les principaux acteurs de la riposte éthiopienne au sida ont également assisté à la commémoration, notamment le Plan présidentiel américain d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), qui a investi plus de 1,4 milliards de dollars américains dans la riposte au sida du pays.

Un déploiement remarquable

Dans son élocution à la commémoration, Mme Beagle a félicité l'Éthiopie pour ses réalisations et a déclaré : « Le leadership remarquable de l'Éthiopie en matière d'investissement dans le conseil bénévole et le dépistage a fait en sorte qu'en 2011, plus de 9,4 millions de personnes ont bénéficié des conseils et du dépistage du VIH, et que l'accès aux services anti-VIH a augmenté, en particulier l'accès au traitement antirétroviral. »

Le leadership remarquable de l'Éthiopie en matière d'investissement dans le conseil bénévole et le dépistage a fait en sorte qu'en 2011, plus de 9,4 millions de personnes ont bénéficié des conseils et du dépistage du VIH, et que l'accès aux services anti-VIH a augmenté, en particulier l'accès au traitement antirétroviral

Mme Jan Beagle, directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, responsable de la gestion et des relations extérieures

L'épidémie de VIH en Éthiopie se concentre essentiellement dans les zones urbaines et représente l'une des plus grandes épidémies en Afrique. On estime que dans la capitale, Addis Ababa, près de 300 000 personnes vivent avec le VIH, ce qui équivaut à environ 25 % de l'ensemble des éthiopiens qui vivent avec le VIH.

Les intervenants à la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida ont souligné les progrès récents dans la riposte au sida, notamment les diminutions considérables de l'incidence de VIH dans les zones urbaines. Les participants de haut niveau ont également félicité le gouvernement d'accueillir la Conférence internationale sur le sida et les IST en Afrique (ICASA), qui débute le 4 décembre et est jugée comme une plateforme de défense clé dans la riposte du continent.

Une génération sans sida en Éthiopie

Outre l'espoir d'une génération sans sida en Éthiopie, les intervenants ont identifié l'objectif de l'ONUSIDA (zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida) comme une vision commune pour les parties prenantes.

Le financement de la riposte au sida est un bon investissement et une responsabilité partagée par tous les pays. Les États membres de l'Union africaine devront investir plus de ressources intérieures dans la riposte

Mme Bience Gawanas, Commissaire aux affaires sociales de l'UA

Un groupe de mères vivant avec le VIH s'est adressé au public et a insisté sur la manière dont les services visant à éliminer les nouvelles infections au VIH chez les enfants permettaient à leurs bébés de naître séronégatifs.

À l'occasion d'une commémoration au siège de l'Union africaine (UA) à Addis Ababa qui s'est tenue plus tôt le même jour, les représentants de l'UA, les États membres, la société civile, les groupes de jeunes et les organisations internationales ont célébré les résultats impressionnants de la riposte au sida sur l'ensemble du continent africain.

Des inquiétudes ont été soulevées sur la diminution des ressources internationales pour les programmes de lutte contre le sida, et les États membres de l'UA ont été appelés à augmenter leurs investissements intérieurs pour assurer la durabilité de la riposte. Un engagement pour le principe de responsabilité partagée a également été pris, qui a été décrit de façon opportune. La Commissaire aux affaires sociales de l'UA, Mme Bience Gawanas, a déclaré : « Le financement de la riposte au sida est un bon investissement et une responsabilité partagée par tous les pays. Les États membres de l'Union africaine devront investir plus de ressources intérieures dans la riposte. »