Reportage

Les leaders de la Communauté de développement d'Afrique australe se rencontrent à l'occasion d'une session spéciale d'AIDS Watch Africa

23 août 2013

Le 33e Sommet de la SADC s'est tenu à Lilongwe, au Malawi, les 17 et 18 août 2013.

Les chefs d'État et de gouvernement des pays de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) se sont réunis le 18 août afin de discuter des progrès accomplis et des défis auxquels la région est confrontée en relation avec le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Compte tenu de la récession financière subie par la riposte au sida, les leaders de la SADC ont souligné la nécessité d'accroître les ressources nationales et ont apporté leur soutien à la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ils ont aussi décidé de défendre la solidarité mondiale et la responsabilité partagée pour les ripostes au VIH, à la tuberculose et au paludisme en Afrique, en droite ligne avec la feuille de route de l'Union africaine adoptée en juillet 2012.

Les pays membres de la SADC ont évoqué la nécessité d'une production et d'un approvisionnement à l'échelle locale des médicaments essentiels et des produits de base de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ils ont précisé que, compte tenu de l'accroissement de la demande en faveur d'un traitement contre le VIH, la région de la SADC devait intensifier ses efforts afin de garantir la mise en place de politiques favorables, d'encourager le transfert de technologies et de développer le potentiel d'action des pays d'Afrique dans le but de produire des médicaments et autres produits pharmaceutiques de qualité.

Malgré les progrès réalisés en matière de riposte contre le sida ces dernières années, et notamment l'augmentation considérable dans plusieurs pays de la couverture par traitement antirétroviral des personnes vivant avec le VIH, la SADC demeure la région la plus touchée par le VIH et compte encore des millions de personnes qui n'ont pas accès à un traitement vital ou à des services de soins.

Au cours des discussions sur la nécessité de renforcer l'accès au dépistage et au traitement anti-VIH, les défis en matière de structure, de finance, de ressources humaines et de droits de l'homme ont été identifiés par les leaders de la SADC comme étant les principaux obstacles à la réalisation de l'objectif d'un accès universel. Le dépistage et le conseil sont des passerelles essentielles et cruciales vers les services de lutte contre le VIH. L'OMS et l'ONUSIDA ont approuvé le concept d'accès universel à la connaissance de l'état sérologique et ont recommandé que le dépistage du VIH soit réalisé sur une base volontaire, conformément aux lignes directrices de l'OMS/ONUSIDA. Dans ce contexte, les leaders de la SADC ont salué la publication des nouvelles Lignes directrices en matière de traitement de l'OMS, qui préconisent une mise en place plus précoce du traitement anti-VIH.

Cette réunion s'est tenue en marge du 33e Sommet de la SADC organisé les 17 et 18 août à Lilongwe, au Malawi. De nombreux chefs d'État y ont participé, dont les Présidents de l'Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique, de la République Démocratique du Congo, de la République Unie de Tanzanie et du Zimbabwe.