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L'égalité des sexes et l'émancipation des femmes et des filles sont des éléments essentiels pour parvenir à l'objectif zéro

26 juillet 2013

L'impact particulier que le VIH a sur les femmes et les filles a été discuté lors d'un pannel de discussion organisé dans le cadre de la 55e session du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW). Une grande discussion a eu lieu pendant l'événement sur la manière dont l'inégalité des sexes, la pauvreté, les pratiques culturelles néfastes ainsi que les relations de pouvoir inégalitaires exacerbent leur vulnérabilité aux infections à VIH.

Le rôle important, sinon central, des droits de l'homme a été souligné ainsi que la création d'un environnement favorable pour les femmes et les filles. Les participants ont admis que les pays doivent faire plus pour garantir que les femmes et les filles aient accès à des services complets de santé sexuelle et reproductive et anti-VIH.

Lors de son discours d'ouverture, Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Gestion et gouvernance, a déclaré que le Comité pourrait aider à garantir que les gouvernements rendent les services anti-VIH disponibles et accessibles à toutes les femmes, les filles, y compris aux professionnelles du sexes, aux consommatrices de drogues injectables et aux femmes transgenres. Par rapport l'agenda post-2015, elle a souligné l'importance de l'utilisation des synergies de tous les mouvements pour faire avancer la santé et les droits sexuels et reproductifs, l'égalité entre les sexes et l'émancipation des femmes et des filles.

Les participants ont convenu que toutes les barrières entravant l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les femmes doivent être supprimées et en appellent aux Etats membres du CEDAW de faire les investissements nécessaires afin de faciliter l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive. Ils ont également encouragé les Etats membres à renforcer leurs déclarations sur les questions des droits de l'homme puisqu'elles sont reliées aux femmes et au VIH, et de mieux utiliser le CEDAW pour faire progresser les droits des femmes et des femmes vivant avec le VIH en particulier.

Déclarations

Pour l'ONUSIDA, l'intégration des droits de l'homme dans la riposte au sida est non négociable. Mettre un terme aux nouvelles infections au VIH et aux décès liés au sida ne sera pas possible sans prendre en compte les contextes sociaux et juridiques dans lesquels vivent les personnes. Atteindre l'objectif zéro discrimination ne sera pas possible si les personnes n'ont pas accès à la justice.

Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA

La riposte au VIH la plus efficace est l'émancipation mondiale des femmes. La Convention du CEDAW devrait être la base pour cette émancipation, à savoir l'accès égalitaire des femmes à l'emploi et leur participation complète à la vie économique et sociale.

Nicole Ameline, Présidente du CEDAW

La discrimination fondée sur le sexe est au cœur de la plus grande vulnérabilité à laquelle les femmes sont confrontées. Lorsque les femmes n'ont pas un rôle social et politique fort, lorsque leur accès à l'éducation est inégal, nous constatons que le risque d'infection par le VIH est tellement plus élevé.

Flavia Pansieri, Haut Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme