Reportage

La continuité des investissements en faveur de la recherche et du développement pour le traitement du VIH reste cruciale

06 mars 2013

 

Dans un nouveau rapport financé par l'ONUSIDA, le Treatment Action Group (TAG) et l'AVAC ont compilé des informations sur les investissements en faveur de la recherche et du développement pour le traitement du VIH. Ce rapport a été rédigé afin d'analyser les tendances en matière d'investissement et de mettre en évidence les lacunes éventuelles.

Bien que plus de 170 institutions aient été interrogées, seuls 41 bailleurs de fonds ont donné des informations sur leurs investissements dans ce domaine de recherche. Les renseignements concernant les investissements du secteur privé ont été particulièrement difficiles à obtenir, car de nombreuses sociétés privées n'ont pas été en mesure de donner des informations précises sur le financement de leurs travaux dans ce secteur hautement compétitif.

Le rapport a néanmoins révélé que les institutions qui ont répondu à l'enquête ont investi plus de 2,6 milliards de dollars dans la recherche et le développement en faveur du traitement du VIH en 2011 et que ce financement provenait pour l'essentiel de bailleurs de fonds du secteur public. Des bailleurs de fonds de 18 pays ont été identifiés, dont les National Institutes of Health américains qui ont contribué à hauteur de 62 % du total signalé pour 2011.

La poursuite de ces investissements afin d'encourager l'innovation et de développer de meilleurs médicaments, présentant moins d'effets secondaires et moins susceptibles d'être contrés par l'apparition d'une résistance, revêt une importance cruciale car elle pourrait nous permettre d'atteindre notre objectif commun, à savoir mettre fin à l'épidémie

Bernhard Schwartlander, Directeur du département Réalité, Innovation et Politiques de l'ONUSIDA

« Les investissements dans le développement d'un traitement antirétroviral efficace ont révolutionné notre riposte au VIH et ont sauvé des millions de vies », déclare Bernhard Schwartlander, Directeur du département Réalité, Innovation et Politiques de l'ONUSIDA. « La poursuite de ces investissements afin d'encourager l'innovation et de développer de meilleurs médicaments, présentant moins d'effets secondaires et moins susceptibles d'être contrés par l'apparition d'une résistance, revêt une importance cruciale car elle pourrait nous permettre d'atteindre notre objectif commun, à savoir mettre fin à l'épidémie. »

Les tendances dégagées des données disponibles indiquent que le financement du secteur public a augmenté de 6,8 % de 2009 à 2010, avant de baisser de 1,2 % entre 2010 et 2011 en raison de la crise économique. Elles révèlent également que la part de la contribution du secteur public a elle aussi diminué, de 75 % en 2010 à 69 % en 2011.

En outre, le rapport met en évidence une information encourageante puisque, pour l'essentiel (52 %, soit 1,4 milliard de dollars), le financement en faveur de la recherche et du développement pour le traitement du VIH a été investi dans le développement de nouveaux médicaments. Il montre également que des formules antirétrovirales plus simples et plus efficaces sont en cours de développement et que des outils de diagnostic plus performants devraient prochainement être proposés sur le marché. Il souligne néanmoins que, pour garantir que ces outils vitaux seront accessibles au plus grand nombre, de nouveaux engagements à procéder à des investissements dans la recherche et le développement en matière de VIH sont nécessaires.