Déclaration à la presse

L’ONUSIDA se félicite de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le VIH et la prévention des violences sexuelles dans les conflits

De gauche à droite) : Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies ; le président Bongo Ondimba du Gabon (qui parle) au Conseil de sécurité des Nations unies le 7 juin au siège des Nations unies, NY.
Photo : ONUSIDA/B. Hamilton

NEW YORK, 7 juin 2011—Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) accueille avec satisfaction la nouvelle résolution sur le VIH adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York. Ce texte invite les États Membres des Nations Unies à accroître leur lutte contre le VIH lors des missions de maintien de la paix. Il leur demande également d’aligner les efforts de prévention du VIH auprès des services en uniforme sur ceux visant à mettre un terme aux violences sexuelles dans les situations de conflit et de post-conflit.

« Le Conseil de sécurité a réalisé des progrès notables concernant la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits. Toutefois, le viol reste une arme de prédilection. C’est une atroce violation des droits humains et une menace pour la santé publique », a déclaré M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies. « Je demande instamment à tous les États Membres de lier leurs actions de lutte contre le VIH à nos campagnes contre la violence sexuelle et pour les droits des femmes. »

La nouvelle résolution s’appuie sur la résolution 1308 du Conseil de sécurité des Nations Unies adoptée en 2000. Elle demande aux Nations Unies et aux États Membres de renforcer les partenariats internationaux et régionaux, et d’intégrer des programmes complets de lutte contre le VIH aux initiatives pour prévenir les conflits, assurer la sécurité et construire la paix.

« L’insécurité internationale, nationale et personnelle contrarie les actions de prévention des nouvelles infections à VIH et d’élargissement des services liés au VIH, tant pour les soldats de la paix que pour les civils », a commenté M. Ali Bongo Ondimba, Président du Gabon. « Cette résolution contribuera à atténuer l’impact du VIH au sein des services en uniforme et des populations civiles touchées par des conflits, et augmentera l’accès aux services de lutte contre le VIH. »

La résolution, proposée par le Gabon qui assure la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juin 2011, reconnaît que le VIH peut avoir des effets spécifiques et dévastateurs dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la société, susceptibles d’être ressentis plus profondément dans les situations de conflit et de post-conflit. Elle reconnaît aussi que le climat de violence et d’instabilité propre à ces situations peut exacerber la propagation du VIH en raison des déplacements, des violences sexuelles liées aux conflits et d’un accès restreint aux services en matière de VIH.

Depuis l’adoption de la résolution 1308 en 2000, des progrès ont été faits en matière de VIH et de sécurité. Environ 60 % des États Membres des Nations Unies ont intégré des programmes de lutte contre le VIH destinés aux militaires, à la police et aux autres personnels en uniforme. Toutefois, ces programmes sont de qualité variable et les ressources affectées à leur financement souvent insuffisantes.

« Les soldats de la paix peuvent jouer un rôle moteur dans la prévention du VIH lorsqu’ils garantissent le maintien de la paix dans le monde », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Les personnels en uniforme peuvent susciter des changements positifs, en particulier pour prévenir les violences sexuelles dans les situations de conflit et de post-conflit. »

Il est démontré que la menace que représente le sida pour la paix et la sécurité est beaucoup plus nuancée que nous le pensions initialement. Les caractéristiques des conflits de même que l’épidémie ont sensiblement évolué ces dix dernières années, les violences sexuelles étant de plus en plus utilisées en tant que tactique de guerre. Faire face à cette situation suppose d’élargir et de renforcer les programmes de lutte contre le VIH destinés aux soldats de la paix afin de garantir une riposte efficace au VIH et aux violences sexuelles dans les situations de conflit et de post-conflit.

« Un engagement renouvelé à l’égard du nouveau programme s’impose pour s’assurer que la riposte au sida contribue efficacement à tous les efforts de maintien de la paix des Nations Unies en vue de garantir la sécurité, promouvoir et construire la paix », a déclaré M. Alain Le Roy, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

Pendant la session du Conseil de sécurité des Nations Unies, MM. Ban Ki-moon et Michel Sidibé ont rendu hommage à feu Richard Holbrooke, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies qui avait soutenu la résolution 1308. En 2000, M. Holbrooke déclarait ceci : « la résolution 1308 devrait être tout aussi bien connue et devrait être pleinement appliquée. Elle ne devrait pas marquer la fin du processus, mais seulement la pierre d’angle pour de nouveaux efforts. »

La gestion de l’impact du sida sur la paix et la sécurité passe par une relance des efforts autour d’un nouveau programme axé sur les thèmes du VIH et de la sécurité. L’ONUSIDA travaillera avec les États Membres afin d’intensifier l’accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH pour tous les services en uniforme, notamment dans la police, les services de l’immigration, les prisons et la marine, afin de prévenir le VIH et de mettre un terme à la violence à l’encontre des femmes et des filles.

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