Déclaration à la presse

Pour la Journée mondiale des droits de l'homme, l'ONUSIDA appelle à la discrimination zéro et au respect des droits à la santé, à la dignité et à la sécurité

GENÈVE, le 10 décembre 2012— En cette Journée mondiale des droits de l'homme, il est désormais clair que la solidarité internationale et la responsabilité partagée contribuent au développement du droit à la santé dans le monde entier. Plus de la moitié des personnes dans le besoin bénéficient aujourd'hui d'un traitement antirétroviral, le nombre de personnes décédant de maladies liés au sida a considérablement baissé, 25 pays ont réduit de plus de 50 % leur taux de nouvelles infections à VIH et les nouvelles avancées scientifiques en matière de traitement et de prévention sont la promesse de progrès encore plus grands.

Mais l'épidémie de sida est loin d'être terminée, il reste toujours des défis majeurs à relever afin d'aider un plus grand nombre de personnes avec des services anti-VIH salvateurs. Les personnes vivant avec le VIH se sont battues et ont gagné une impressionnante reconnaissance de leur droit à la non-discrimination. Toutefois, l'objectif zéro discrimination de la riposte au sida est encore loin d'être atteint. La discrimination liée au sida continue d'affecter les vies de nombreuses victimes du VIH, et empêche toujours des millions de personnes d'accéder au dépistage et aux services de prévention et de traitement du virus.

Des programmes efficaces et une protection juridique peuvent vaincre la discrimination et la marginalisation à l'égard du VIH. Mais la plupart des individus les plus touchés par l'épidémie restent marginalisés et traités comme des criminels––professionnels du sexe, consommateurs de drogues, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et personnes transsexuelles. Ils n'ont aucun moyen de faire valoir leurs droits à la santé, à la non-discrimination et à la non-violence. Alors que le monde s'efforce d'atteindre l'objectif zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida, nous devons redoubler d'efforts pour faire respecter les droits de toutes les personnes atteintes du VIH.

Cette Journée mondiale des droits de l'homme est consacrée au principe d'inclusion et au droit de participer à la vie publique. Nous devons travailler pour garantir que tous les membres de la société peuvent exercer pleinement leurs droits à la santé, à la dignité et à la sécurité dans ce monde touché par le VIH.

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Les éléments clés pour garantir une approche du VIH basée sur les droits sont les suivants :

  • des liens de soutien renforcés concernant les soins et le traitement doivent être intégrés aux programmes de dépistage du VIH ;
  • les efforts pour élargir la couverture antirétrovirale doivent garantir l'accès au bon moment aux bons médicaments, y compris à ceux de deuxième intention, qui présentent toujours des prix prohibitifs dans de nombreuses régions ;
  • les systèmes de santé doivent être renforcés afin de devenir des lieux de soin et d'accompagnement, et non de rejet et de discrimination ;
  • les communautés et la société civile doivent également bénéficier d'un soutien renforcé et disposer de ressources suffisantes pour travailler en synergie avec les services de santé ;
  • un large éventail de services de prévention du VIH doit être mis à la disposition des populations, et en particulier des jeunes qui se voient souvent refuser leurs droits à l'information, aux services anti-VIH et à la sexualité ;
  • les femmes vivant avec le VIH doivent pouvoir exercer pleinement leurs droits à la santé sexuelle et reproductive ;
  • des lois protectrices doivent se substituer aux lois répressives.

Centre de presse

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ONUSIDA Genève
Sophie Barton-Knott
tél. +41 79 514 6896 / +41 22 791 1697
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