Communiqué de presse

Plus de 6 millions de personnes reçoivent maintenant un traitement contre le VIH en Afrique subsaharienne

Multiplication par plus de 100 de l’accès au traitement du VIH en moins de dix ans. Examen, par l’Union africaine, d’une feuille de route pour élargir l’accès aux médicaments et garantir des financements pérennes.

GENÈVE, 6 juillet 2012 – Pour la deuxième année d’affilée, le nombre d’habitants d’Afrique subsaharienne recevant un traitement antirétroviral a augmenté de 1,1 million, ce qui porte leur nombre total à 6,2 millions pour la région en 2011. En moins d’une décennie, l’accès au traitement du VIH a été multiplié par plus de 100 en Afrique subsaharienne.

« Je suis impressionné par les progrès accomplis par l’Afrique dans la riposte au sida, mais il reste beaucoup à faire » a déclaré le Dr Thomas Yayi Boni, Président de l’Union africaine et Président du Bénin. « En qualité de Président de l’Union africaine, je travaille en étroite collaboration avec les dirigeants africains et les partenaires pour que les Africains s’approprient les ripostes et pérennisent celles-ci ».

À la fin 2011, on estimait que 56 % des personnes admissibles au traitement vivant en Afrique subsaharienne avaient accès à celui-ci. Cela correspond à une augmentation de 19 % de la couverture du traitement dans la région, et ce, pour la seule période 2010-11.

« Il y a dix ans, nous n’aurions jamais pu imaginer dispenser le traitement antirétroviral à autant d’Africains » a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Même en période de conjoncture économique incertaine, les dirigeants africains ont montré leur leadership en augmentant les investissements nationaux alloués à la riposte au VIH et en élargissant l’accès au traitement pour les personnes vivant avec le virus ».

D’après nos estimations provisoires tirées des rapports de pays, c’est en Afrique du Sud, au Zimbabwe et au Kenya que les progrès les plus spectaculaires ont été enregistrés. En 2011, au moins 300 000 Sud-Africains de plus ont été mis sous traitement, et les chiffres sont de 100 000 pour le Kenya et 150 000 pour le Zimbabwe. La couverture du traitement a déjà atteint des niveaux élevés dans de nombreux autres pays, dont le Botswana, la Namibie et le Swaziland.

L’élargissement de l’accès au traitement en Afrique subsaharienne est en partie attribuable à une chute importante du coût des régimes de traitement du VIH. En 2000, le coût annuel d’un traitement de première intention du VIH s’élevait à environ 10 000 USD par personne, aujourd’hui, c’est moins de 100 USD.

Le traitement à l’ordre du jour du Sommet de l’Union africaine

L’accès aux médicaments sera l’un des principaux thèmes traités lors du 19ème Sommet de l’Union africaine (UA) les 15 et 16 juillet. Les Chefs d’État et de Gouvernement qui assisteront à ce sommet discuteront d’une nouvelle feuille de route pour accélérer les riposte au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici à 2015.

La feuille de route s’attaque, entre autres problèmes, à la dépendance du continent vis-à-vis des sources externes d’approvisionnement en médicaments vitaux. Actuellement, plus de 80 % des médicaments du VIH distribués en Afrique sont importés et une très large majorité d’entre eux – qui permettent de maintenir les Africains en vie – est payée par l’aide financière extérieure.

« La dépendance de l’Afrique vis-à-vis de l’aide extérieure fragilise la riposte au sida » a indiqué le Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Les dirigeants du continent africain sont prêts à transcender le modèle obsolète donateur-bénéficiaire et à adopter un nouveau pacte pour une responsabilité partagée et une solidarité mondiale ».

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ONUSIDA Genève
Saira Stewart
tél. +41 22 791 2511
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