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Les maires de Santiago et Buenos Aires s'engagent à accélérer la riposte au sida dans leurs villes

16 septembre 2015

La Maire de Santiago, Chili, et le Maire de Buenos Aires, Argentine, se sont engagés à accélérer la riposte au sida dans leurs villes respectives au cours des cinq prochaines années. Carolina Tohá Morales de Santiago et Horacio Rodríguez Larreta de Buenos Aires ont signé la Déclaration de Paris pour l'accélération de la riposte au sida dans les villes, en présence du Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé, en visite en Amérique latine du 7 au 14 septembre. 

La Déclaration de Paris contient des objectifs ambitieux de lutte contre le VIH, à atteindre d'ici 2020. Elle a été signée pour la première fois à Paris à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014 par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et 25 de ses homologues venus de villes du monde entier. Depuis, d'autres maires se sont joints à cette initiative.

L'objectif de l'initiative « Les Villes s'engagent » est de mettre fin à l'épidémie de sida comme menace de santé publique d'ici 2030 et d'éliminer la discrimination.  

M. Sidibé a félicité les dirigeants municipaux qui rejoignent ainsi des douzaines de maires du monde entier qui font avancer leurs villes et se sont engagés à ne laisser personne de côté dans la riposte au sida.

Lors de la cérémonie de signature le 7 septembre à Santiago, Mme Tohá Morales a déclaré que sa ville engageait des efforts concertés pour veiller à ce que les jeunes aient accès aux services de santé et menait des programmes sur les droits sexuels et reproductifs pour les jeunes. Deux exemples ont été cités : le Programme complet sur la sexualité mené dans neuf écoles de la ville et le Programme Espaces de convivialité, qui fournit des conseils gratuits et confidentiels sur la santé et la sexualité aux adolescents.

Dans son intervention lors de la cérémonie de signature à Buenos Aires le 10 septembre, M. Rodríguez Larreta a mis en avant l'importance d'éliminer la discrimination.  

Plus tôt dans l'année, le Parlement municipal a adopté une loi anti-discrimination révolutionnaire qui interdit tout type de discrimination et met en place de nouveaux mécanismes qui améliorent l'accès à la justice et à la réparation des préjudices subis. La loi engage également la ville à informer ses citoyens sur leurs droits.

En Amérique latine, une grande partie des personnes vivant avec le VIH réside en zone urbaine, souvent dans des quartiers spécifiques des villes. Ces villes, en particulier les métropoles telles que Buenos Aires et Santiago, abritent un grand nombre de personnes issues des populations les plus touchées, qui n'ont souvent pas accès aux services de prévention et de traitement du VIH. Mettre fin à l'épidémie dans la région nécessite que les ressources, les services et l'appui à la prévention et au traitement du VIH atteignent ces populations et ces quartiers.

Déclarations

« Nous prenons très au sérieux l'engagement formulé aujourd'hui et nous allons travailler de manière coordonnée pour accélérer la prévention du VIH, l'éducation et la lutte contre la discrimination, en collaboration avec les différentes populations vulnérables, y compris les jeunes. »

Carolina Tohá Morales, Maire de Santiago, Chili

« Pour nous, les valeurs de non-discrimination et d'inclusion sont très importantes. Buenos Aires est une ville de tolérance. Vous pouvez compter sur nous. Nous allons mettre en œuvre les engagements que nous avons pris en signant la Déclaration de Paris. »

Horacio Rodríguez Larreta, Maire élu de Buenos Aires, Argentine

« Adopter une approche dans laquelle les villes s'engagent à accélérer la riposte durant les cinq prochaines années est essentiel. De nombreuses personnes continuent d'être laissées de côté et hors d'atteinte des services anti-VIH dans les villes. Le leadership de villes comme Buenos Aires et Santiago aura un rôle essentiel à jouer pour mettre fin à l'épidémie de sida en Amérique latine. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA