

Press Statement
Le Secrétariat de l’ONUSIDA lance le Plan d’action pour l’égalité des sexes 2018 - 2023
05 juin 2018 05 juin 2018GENÈVE, 5 juin 2018 — L’ONUSIDA a lancé son nouveau Plan d’action pour l’égalité des sexes 2018 - 2023. Le plan s’appuie sur les progrès réalisés au titre du Plan 2013 - 2018, qui fournit un cadre de progrès en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes à travers le Secrétariat de l'ONUSIDA.
Environ 54 % du personnel de l'ONUSIDA sont des femmes et le Secrétariat de l'ONUSIDA a dépassé le niveau P4 de la parité entre les sexes au sein du personnel (cadres intermédiaires). La plus forte augmentation du nombre de femmes occupant des postes de responsabilité s'est faite parmi les directeurs de pays de l’ONUSIDA : en 2018, les femmes représentaient 48 % des directeurs de pays de l’ONUSIDA, contre 23 % en 2013. L’ONUSIDA a également mis au point un programme unique de leadership féminin et un programme de mentorat pour les femmes. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA a déclaré à cet effet : « Le Plan d’action pour l’égalité des sexes va au-delà de la parité :
L’autonomisation et les droits en font partie. Le personnel est la plus importante ressource des Nations Unies et je m’engage à assurer les ressources, les programmes et le soutien nécessaires pour permettre à tout le personnel de l’ONUSIDA d’améliorer la vie des personnes vivant avec ou affectées par le VIH ».
L’ONUSIDA a toujours eu de bonnes performances dans le cadre du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et est reconnue comme la seule entité des Nations Unies à avoir pleinement respecté les 15 indicateurs de performance.
Le nouveau plan vise à tirer parti de ces progrès, tout en établissant de nouveaux objectifs plus ambitieux. Gunilla Carlsson, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA a déclaré : « Le Plan d’action pour l’égalité des sexes est un outil de changement. Un outil pour faciliter la mise en place d’un environnement de travail qui optimise la force constructive de l’égalité et de la diversité, où les femmes et les hommes sont habilités à poursuivre une carrière épanouissante, sans discrimination et harcèlement de quelque sorte. Je suis fière de le lancer dans le cadre du plan en cinq points de l’ONUSIDA visant à prévenir et à combattre toutes les formes de harcèlement au sein de l’ONUSIDA »
Le Plan d’action pour l’égalité des sexes de l’ONUSIDA définit quatre objectifs :
- Objectif 1 : 50 : 50 d'égalité des sexes dans tous les niveaux et catégories de personnel.
- Objectif 2 : 100 % du personnel à tous les niveaux fixe un objectif de travail et d'apprentissage sur le genre.
- Objectif 3 : 100 % du personnel féminin éligible de l’ONUSIDA participe au Programme de leadership des femmes de l’ONUSIDA et 100 % du personnel éligible de l’ONUSIDA participe au Programme de mentorat pour les femmes.
- Objectif 4 : Respect à 100% du plan d'action à l'échelle du système des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 2.0.
Pour atteindre ces objectifs et instaurer une culture organisationnelle qui respecte pleinement l'égalité et la diversité des sexes, le Secrétariat de l'ONUSIDA assurera des rapports réguliers et transparents à l'ensemble du personnel sur les progrès et les défis, tout en rendant compte à son Conseil de Coordination du Programme.
Un groupe de réflexion sera créé, composé de membres du personnel de l'ensemble de l'organisation, qui sera chargé de garantir les progrès et de responsabiliser les dirigeants de l'ONUSIDA pour la mise en œuvre réussie du plan.
Grâce à la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité des sexes 2018 - 2023, l’ONUSIDA continuera de montrer l’exemple en accélérant l’égalité des sexes et en donnant à chaque membre du personnel, la possibilité de s’épanouir pleinement.
Press centre
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Feature Story
Changer les choses
25 avril 2018
25 avril 2018 25 avril 2018David Chipanta a démarré sa carrière à l’ONUSIDA au Liberia en tant que Directeur national, où il a contribué à renforcer la Commission nationale de lutte contre le sida et le cadre stratégique du pays. Il est particulièrement fier d’avoir mis la dimension de genre et l’élimination des violences sexuelles au premier plan et au cœur de la riposte au sida dans le pays et donné plus de poids au réseau national des personnes vivant avec le VIH.
« Ce que j’ai trouvé vraiment passionnant, c’était de s’attaquer aux nombreuses barrières qui entourent l’accès aux services de traitement, de prévention, de soins et d’appui anti-VIH », explique-t-il. Par barrières, il entend la stigmatisation, la discrimination, la pauvreté et les inégalités qui empêchent les gens d’accéder aux services anti-VIH.
Économiste de formation, M. Chipanta affirme : « Nous ne pouvons pas oublier l’importance de toutes les choses qui ont trait à la vie des gens : est-ce qu’ils se sentent en sécurité, est-ce qu’ils mangent à leur faim, est-ce qu’ils ont un logement, une famille, un emploi ? ». Donnant l’exemple de la Zambie, il évoque des personnes qui prennent leur traitement anti-VIH uniquement pendant la saison des pluies, car la nourriture est plus facilement disponible à cette période de l’année.
« Cela m’a frappé de constater que les aspects périphériques sont très importants, car sans eux, les services anti-VIH n’ont qu’un impact limité », explique M. Chipanta. C’est justement l’objet de son poste actuel de Conseiller principal sur la protection sociale de l’ONUSIDA à Genève, en Suisse : mettre les personnes touchées par le VIH en relation avec les dispositifs de protection sociale et améliorer leurs moyens de subsistance, tout en réduisant la pauvreté et en renforçant l’éducation.
« L’ONUSIDA a favorisé une prise de conscience à propos des services de protection sociale et des obstacles auxquels les personnes vivant avec le VIH sont confrontées », déclare-t-il. Il explique par exemple qu’au Liberia et en Sierra Leone, les professionnel(le)s du sexe disaient qu’ils/elles ne pouvaient pas accéder aux services de protection sociale parce que les administrateurs les maltraitaient souvent ; en réponse, son bureau a mis en place une formation de sensibilisation.
Un autre sujet qui lui est cher, c’est l’éducation des filles. Il a été démontré que le maintien des filles à l’école permettait d’abaisser la prévalence du VIH et que ce facteur avait son importance dans l’élargissement de l’accès au traitement. « Dans les milieux à faible revenu, nous avons mis en lumière l’importance des transferts de fonds pour que les filles restent scolarisées », explique M. Chipanta. Son prochain défi sera de favoriser davantage de synergies avec des programmes de mentorat, d’autonomisation et de soutien social.
« En tant que personne vivant avec le VIH, je n’aurais jamais cru pouvoir accomplir autant de choses », conclut-il. En 1991, lorsqu’il apprend sa séropositivité au VIH dans sa Zambie natale, il croit que sa vie est finie. « Je me suis dit, avant de mourir, faisons en sorte d’aider les autres », ajoute-t-il.
« J’avais des raisons personnelles de travailler dans le domaine du VIH. Mais j’ai eu envie de devenir un expert à part entière ».
Krittayawan (Tina) Boonto revient également sur ses 20 années passées au sein de l’ONUSIDA en déclarant qu’elle n’arrive pas à croire qu’elle soit arrivée aussi loin. Mme Boonto a entamé sa carrière dans sa Thaïlande natale avant de déménager à Genève.
« C’était censé être temporaire, mais je suis restée sept ans », explique-t-elle.
Elle rejoint ensuite l’Indonésie en tant que Conseillère de Coordination du Programme en 2005. Elle apporte un appui technique au Ministère de la Santé et organise l’accès aux ressources financières du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cette expérience s’est avérée payante, car en 2010 elle est affectée au Myanmar en tant que Conseillère principale pour les investissements et l’efficacité.
« À l’époque le pays était en train de s’ouvrir, de sorte que mon expérience de terrain dans les autres pays s’est révélée bien utile », explique-t-elle. Ainsi, l’ONUSIDA a par exemple défendu la décentralisation de la délivrance des médicaments antirétroviraux, de façon à ce que les habitants des zones rurales puissent obtenir leur traitement auprès des centres de soins de santé primaires sans avoir à se déplacer jusque dans les grandes villes.
« J’ai trouvé ça très gratifiant d’être témoin du changement sur le terrain ». Selon Mme Boonto, l’accès aux médicaments antirétroviraux a permis la mise sous traitement de plus de 120 000 personnes, contre 30 000 trois ans auparavant.
« C’est là que j’ai compris que ce n’était pas qu’une question d’argent, c’est aussi une question de volonté de faire changer les choses », explique-t-elle.
Il y a un an, elle est retournée en Indonésie, mais cette fois en tant que Directrice nationale de l’ONUSIDA. Un vrai défi pour elle, car malgré les progrès accomplis lors de son premier passage dans le pays, l’Indonésie reste à la traîne par rapport à ses voisins, la Thaïlande et le Myanmar, en termes d’accès aux médicaments antirétroviraux et de baisse des nouvelles infections à VIH. « Elle se place au troisième rang derrière l’Inde et la Chine dans la région en termes de nouvelles infections à VIH », déclare Mme Boonto.
Sa tactique consiste à accroître la sensibilisation au VIH auprès des décideurs et de bien leur faire comprendre que l’épidémie n’est pas sous contrôle. « Nous présentons les données et nous faisons pression pour que le VIH reste une priorité », dit-elle. Récemment, elle a frappé aux portes pour tirer la sonnette d’alarme à propos de la tuberculose, une maladie qui reste l’une des principales causes de décès chez les personnes vivant avec le VIH, alors qu’elle peut être traitée et évitée.
« Tout le problème consiste à susciter une volonté politique et à faire en sorte que les districts nationaux autonomes emboîtent le pas une fois que le Ministère de la Santé a donné son accord », explique-t-elle. Mme Boonto est déterminée : « Mon travail ne me permet à aucun moment d’oublier pour qui je fais tout cela : les personnes vivant avec le VIH ». Elle ajoute : « Nous servons encore à quelque chose et on a encore vraiment besoin de nous, et c’est la plus grande des satisfactions ».
Une satisfaction que partage Catherine Sozi, qui a vu les choses évoluer : « Comment déployer un traitement pour autant de personnes, pour avoir 21 millions de personnes sous traitement en l’espace d’à peine plus de 10 ans », s’interroge-t-elle. Lors de son troisième séjour en Afrique du Sud, elle a senti que le travail de sensibilisation de l’ONUSIDA avait porté ses fruits. Elle se souvient qu’à l’occasion d’une conversation qu’elle avait eu avec le gouvernement zambien lorsqu’elle travaillait dans le pays 15 ans auparavant, beaucoup craignaient que si les pays se mettaient à proposer gratuitement les médicaments antirétroviraux, l’argent et l’appui n’arriveraient plus. « Je leur ai expliqué que l’argent viendrait en fonction de l’engagement croissant des pays et que nous allions œuvrer pour que les prix baissent », raconte-t-elle. En 2005, les prix des médicaments antirétroviraux étaient élevés. « Les gouvernements nous ont écoutés, nous et la société civile, et au vu des résultats solides de 2015, cela a soudain semblé faisable d’en finir avec le sida », déclare Mme Sozi.
En tant que Directrice régionale pour la région d’Afrique orientale et australe, elle éprouve énormément d’enthousiasme en constatant l’énergie positive de cette région, malgré les nombreux problèmes qui subsistent. « Il y a encore beaucoup à faire pour mettre un coup d’arrêt aux nouvelles infections à VIH, mettre davantage de personnes sous traitement et les aider à s’y maintenir, et cela implique de mener encore plus de tests de dépistage du VIH chez les adolescents, les enfants et les adultes, notamment au sein des populations clés », explique-t-elle. Un autre grand sujet concerne la lutte contre les violences sexuelles endémiques, responsables en partie du nombre plus élevé de nouvelles infections à VIH chez les filles et les jeunes femmes, selon elle.
« Dans ce cas, la riposte biomédicale n’aura pas d’effet. Nous devons changer notre façon de communiquer avec les ménages, la police et le système judiciaire et favoriser la participation des chefs religieux, des féministes, des organisations non gouvernementales et des hommes pour faire changer les choses », explique Mme Sozi. Ayant suivi une formation médicale en Ouganda, elle admet que sa carrière lui a ouvert un horizon bien plus vaste que ce qu’elle aurait pu imaginer.
« Le programme de renforcement des capacités de leadership des femmes de l’ONUSIDA m’a donné les moyens de devenir une dirigeante et l’assurance que j’étais capable de gérer une grande équipe très diverse aussi bien que des ressources, tout en restant techniquement au top niveau », raconte-t-elle.
Ses quatre années au poste de Directrice nationale de l’ONUSIDA en Chine, avant son plus récent transfert vers l’Afrique du Sud, s’est révélé très enrichissant tant sur le plan personnel que professionnel. « Ma famille et moi avons passé un merveilleux séjour dans un pays qui, en lui-même, offre déjà tant de multiples facettes », déclare-t-elle. L’engagement du gouvernement et de la société civile de travailler sur l’épidémie a été aussi bien stimulant que compliqué.
L’un de ses plus grands accomplissements en Asie a été sa contribution au dialogue sur la santé entre la Chine et l’Afrique. « Pour moi, soutenir le dialogue Sud-Sud dans le domaine de la coopération sanitaire entre la Chine et l’Afrique a été très important », conclut Mme Sozi. « Je me considère comme un facilitateur de changement ».
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31 octobre 2024




Feature Story
Au service des individus : le personnel de l’ONUSIDA connecte le monde
29 mars 2018
29 mars 2018 29 mars 2018« Partenariats, partenariats, partenariats », ne cesse de répéter Inge Tack. « C’est ce qui me motive chaque matin ».
Les partenariats, c’est aussi l’histoire de sa vie. Lorsqu’elle rejoint l’ONUSIDA en 1999, elle travaille sur une nouvelle initiative, le Partenariat international contre le sida en Afrique, qui implique d’obtenir l’adhésion des gouvernements, du secteur privé, des Nations Unies et des communautés. Elle part ensuite en Ouganda en tant que Conseillère technique au service de la Commission nationale de lutte contre le sida dans ses différents domaines de compétence. Mme Tack sera ensuite affectée en Afrique de l’Ouest, au Bureau régional de l’ONUSIDA, pour devenir Conseillère en partenariats.
« J’ai visité bon nombre des 19 pays de cette région, alors que les déplacements n’étaient pas faciles, mais j’ai adoré ce job », raconte-t-elle. « Soutenir les bureaux nationaux, jouer les négociateurs et les organisateurs au niveau régional pour les gouvernements, les communautés économiques régionales, les donateurs et les personnes vivant avec le VIH, dans un environnement difficile, ce fut sans aucun doute une expérience extrêmement enrichissante », explique Mme Tack. « Gagner la confiance de chaque protagoniste était fondamental », ajoute-t-elle. Elle a également apprécié ce rôle en raison de la neutralité et de l’expertise de l’ONUSIDA, qui en font, selon elle, l’organisme de référence en matière de VIH.
En 2012, Mme Tack est devenue Directrice nationale de l’ONUSIDA au Gabon, un poste qui lui a permis de se concentrer sur un seul pays. « J’étais à la tête d’une très petite équipe, mais avec un très vaste champ d’action », explique-t-elle. Cette diversité l’a enthousiasmée.
« Je ne me suis jamais ennuyée au Gabon », raconte-t-elle en décrivant une journée normale, qui pouvait la faire aller au palais présidentiel le matin, dans un atelier sur le VIH l’après-midi et à une réunion le soir pour discuter santé avec des investisseurs.
En plus des partenariats, elle a noué de véritables liens avec les gens.
« Au final, ce sont les individus qui comptent, il s’agit de leur donner de l’espoir et de les encourager à s’entraider », conclut Mme Tack. Beaucoup de jeunes n’ont que très peu d’opportunités, elle est donc devenue une sorte de « supporter » pour eux.
Une fois, une jeune mère vivant avec le VIH est entrée dans son bureau en disant qu’elle ne supportait plus sa vie. Mme Tack a alors senti que la jeune femme pouvait peut-être partager son histoire avec d’autres adolescents. « J’ai été impressionnée par la manière dont elle a raconté son histoire et créé une connexion avec les autres », se souvient-elle. Lentement mais sûrement, la jeune femme a pris confiance en elle. Le bureau du Gabon a contribué au lancement d’un réseau pour les jeunes vivant avec le VIH, destiné à sensibiliser sur la prévention du VIH et à orienter les personnes concernées dans l’observance du traitement. « Et vous savez quoi ? Cette femme est aujourd’hui devenue agent de santé communautaire et elle est payée par le bureau local du maire », révèle-t-elle, radieuse.
Les nouvelles fonctions de Mme Tack au sein du Département Partenariats du Programme et Collecte de fonds l’ont fait revenir à Genève, en Suisse, tout près de sa Belgique natale. La collecte de fonds a connu tellement de changements qu’elle souhaitait revenir au siège pour rafraîchir ses connaissances. « Je pense qu’il est important de faire correspondre les fonds aux besoins réels des pays », déclare-t-elle. Elle estime également que l’ONUSIDA doit innover davantage en matière de collecte de fonds. Levant les yeux de son ordinateur, elle ajoute : « Quand j’aurai le sentiment de bien maîtriser le sujet, je pourrai revenir au niveau des pays et mettre tout ça en pratique ! ».
Le personnel de l’ONUSIDA est réparti entre 79 bureaux nationaux et 6 bureaux régionaux, et son siège se trouve à Genève. Des bureaux de liaison sont également installés au siège des Nations Unies à New York et à Washington, DC, aux États-Unis, ainsi qu’auprès de l’Union africaine à Addis Abeba, en Éthiopie. Fort de près de 700 membres originaires de 123 pays, plus de 60 % de ce personnel travaille sur le terrain.
Bilali Camara a rejoint l’ONUSIDA en 2008 à la Trinité-et-Tobago en tant que Conseiller régional Suivi et évaluation. « J’ai dû mettre en place un réseau solide au niveau des pays dans les Caraïbes », explique-t-il. « Ce qui a impliqué beaucoup d’échanges sur les leçons à tirer et la résolution des problèmes ». Lorsqu’il est muté en Angola pour devenir Directeur national, il continue sans relâche à créer des réseaux, même s’ils comptent moins d’acteurs. Il est particulièrement fier d’avoir mis en contact un entraîneur de basket-ball avec un directeur de radio pour la diffusion de messages sur la discrimination zéro. Pour la campagne suivante, il va solliciter l’aide d’un musicien célèbre, chanteur transgenre. Résultat : des milliers de personnes touchées par des messages de sensibilisation au VIH.
M. Camara renouvelle son engagement en devenant Directeur national au Nigeria. Là-bas, explique-t-il, le principal objectif était de faire baisser le nombre de bébés infectés par le VIH. Trop peu de femmes enceintes sont au courant de leur séropositivité au VIH et leurs enfants ne sont donc pas suivis par les services anti-VIH. « Il fallait atteindre les gens et le meilleur moyen était de les contacter par téléphone », raconte M. Camara. L’ONUSIDA au Nigeria conclut alors un partenariat avec un opérateur de télécommunications et des millions de gens reçoivent des SMS contenant des messages de prévention du VIH. « Grâce à ce mouvement, le dépistage du VIH est devenu partie intégrante des services de soins prénataux dans le pays », déclare-t-il.
M. Camara se dit motivé par les retours des gens, qui lui disent qu’ils apprécient ce qu’a fait l’ONUSIDA.
Il est allé de l’avant. Il vient d’être nommé au poste de Directeur national de l’ONUSIDA en Inde. Ce qui le frappe jusqu’à présent, c’est le degré d’implication des populations clés dans la riposte au sida. « Le niveau d’appropriation ici m’impressionne vraiment », raconte M. Camara. « Quand il s’agit de santé publique, lorsque les communautés montrent la voie, c’est un signe de succès ».
Pour Andrea Boccardi, la voie du succès a commencé quand elle a pris ses fonctions en qualité de gynécologue-obstétricienne conseillant l’armée uruguayenne dans le cadre de ses opérations de maintien de la paix, en se formant sur la politique et les programmes en matière de VIH du Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Aujourd’hui, elle s’occupe des violences sexistes et de l’élimination de la discrimination.
« C’est un rêve qui devient réalité », explique-t-elle. « J’ai désormais la possibilité de mettre en œuvre la vision de l’ONUSIDA de zéro discrimination dans les établissements de santé ». Les murs de son bureau sont ornés de certificats et de photos de l’Uruguay, du Panama et de Genève, et elle explique à quel point elle se sent privilégiée d’avoir pu voyager dans le monde et d’un service à l’autre.
En 2003, elle est recrutée par l’ONUSIDA en tant que Conseillère VIH sur la sécurité et l’action humanitaire en Amérique latine, ce qui met fin à sa carrière de médecin militaire. Elle estime que son précédent poste s’est révélé bien utile lorsqu’elle a été amenée à former les troupes de maintien de la paix des Nations Unies déployées en Haïti et au Congo.
Deux ans après, elle est mutée au Panama. Mme Boccardi contribuera à l’ouverture du bureau régional de l’ONUSIDA et travaillera sur la programmation et l’assistance technique. « Je me suis beaucoup démenée pour veiller à ce que nous soyons au meilleur niveau en matière de droits de l’homme, de prévention, de traitement et d’accès universel à la santé », explique-t-elle, ne pouvant s’empêcher de soupirer en repensant à tout ce que cela a impliqué.
Au moment de partir, Mme Boccardi explique avoir souhaité aller au-delà de la politique et travailler sur l’agenda mondial de prévention de l’ONUSIDA pour faire changer les choses sur le terrain. La transition vers le siège à Genève s’est faite en douceur. Elle explique que ses filles ont du mal avec les devoirs de français, mais que dans l’ensemble, elles sont ravies de l’indépendance que leur donne le vaste réseau de bus et de train suisse.
Ces dix dernières années, près de 500 membres du personnel ont participé au programme de mobilité et plus de 400 d’entre eux ont été réaffectés à de multiples postes. En 2018, une trentaine de personnes quitteront leur poste actuel pour de nouvelles fonctions.
Après avoir travaillé sur la prévention, Mme Boccardi a récemment rejoint l’équipe Droits de l’homme et Genre.
Montrant du doigt les mots en espagnol gravés sur le socle d’une petite grenouille en or d’origine précolombienne encadrée près de son bureau, qui se traduisent par « Chef, guide, ami », Mme Boccardi explique que ces mots sont devenus son mantra dans la vie, pour trouver son équilibre entre le travail, la famille et les amis.
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31 octobre 2024




Feature Story
Le personnel de l’ONUSIDA partage son expérience mondiale sur le sida en arpentant le monde entier
19 mars 2018
19 mars 2018 19 mars 2018Quand Marie-Odile Emond est arrivée pour la première fois au Cambodge, elle ne pensait pas voir concrètement comment étaient mises en place les politiques concernant le VIH sur le lieu de travail de l’ONUSIDA et de l’Organisation internationale du Travail, et dont elle avait entendu parler des années auparavant.
« Cela semblait tellement abstrait, et pourtant je voyais leur application pratique », raconte-t-elle en évoquant la protection de la santé et des droits des travailleurs, en particulier les professionnel(le)s du sexe, avec la participation du Ministère du Travail, des communautés et des Nations Unies. « En tant que Directrice nationale, j’ai facilité le dialogue et la formation pour que tout ça puisse se produire », explique Mme Emond, « et maintenant cela sert d’exemple pour d’autres pays ».
Aujourd’hui, elle est à la tête du Bureau national au Vietnam, qui offre selon elle d’autres défis et d’autres opportunités.
« Je trouve vraiment intéressant de pouvoir alterner entre des bureaux mondiaux, régionaux et nationaux, car chacun offre un aperçu d’une partie de notre stratégie », estime Mme Emond. En énumérant les nombreux pays dans lesquels elle a travaillé pour l’ONUSIDA, elle rit et s’exclame : « Oh, et avant l’ONUSIDA, j’ai travaillé en Arménie, au Burundi, au Liberia et au Rwanda ».
Elle estime que le fait d’avoir rencontré tant de gens engagés venant de tous les milieux et d’avoir créé des liens avec eux a été très enrichissant. D’après elle, c’est ce qui fait toute la différence dans la riposte au sida. « Je joue le rôle de coordonnatrice, mais je m’emploie aussi activement à faire en sorte que les gens croient en eux-mêmes », explique Mme Emond.
Vladanka Andreeva, Directrice nationale, explique que ses multiples déménagements au sein de l’ONUSIDA ont été à chaque fois de grands bouleversements. Elle a occupé différents postes dans deux régions et attribue son épanouissement professionnel à ses collègues et aux différentes communautés avec lesquelles elle a travaillé.
« À chaque nouveau poste, c’était un vrai défi : il fallait s’adapter rapidement, établir des relations avec les différentes parties prenantes et apporter une contribution », raconte-t-elle. « Il faut vraiment entrer immédiatement dans le feu de l’action ». Elle se souvient tout particulièrement de son poste de Conseillère en traitement et prévention au Bureau régional de l’ONUSIDA à Bangkok, en Thaïlande, avant de rejoindre le Cambodge. La mission de Mme Andreeva était d’apporter des conseils et une assistance techniques pour renforcer les programmes de lutte contre le VIH dans la région. Il s’agissait de faciliter l’accès aux informations et d’échanger les meilleures pratiques dans et entre les pays, sur des modèles de prestation innovants destinés à élargir l’accès à des services éclairés par des données probantes.
Elle ajoute que, de l’ex-République yougoslave de Macédoine au Cambodge, « ma famille et moi avons exploré l’héritage culturel des pays qui nous ont accueillis, nous avons goûté aux délicieux plats de pho, tom yum et amok, et nous nous sommes fait des amis dans le monde entier ».
Elle remercie son mari et sa fille d’avoir été de fantastiques partenaires tout au long de ces voyages, car ce n’est pas une mince affaire que de déménager tous les quatre ou cinq ans. Les membres du personnel de l’ONUSIDA passent régulièrement d’un poste à un autre, arpentant le monde tout au long de leur carrière.
Elle est très fière de voir que sa fille de 17 ans, qui n’avait que 6 ans lorsqu’ils ont commencé à vivre à l’étranger, est devenue une véritable citoyenne du monde, avec un réel respect pour la diversité.
Gang Sun fait écho à bon nombre des observations de Mme Andreeva. « En travaillant avec autant d’acteurs différents, du secteur privé aux gouvernements en passant par la société civile, j’ai appris à toujours me montrer respectueux et à écouter », explique-t-il.
Son périple à lui a commencé sur le terrain en Chine, en Inde et en Thaïlande, puis au Myanmar et au Botswana, avant de prendre ses nouvelles fonctions au siège de l’ONUSIDA à Genève, en Suisse, en 2017. Il explique que l’adaptation aux différentes cultures lui a permis de garder les pieds sur terre. « Globalement, j’ai vu chaque défi de ma carrière comme une opportunité et j’ai gagné en confiance », déclare-t-il.
Ce qui l’a fasciné le plus, ce sont les différences entre le travail dans les pays à forte prévalence du VIH et dans les pays où l’épidémie est plus concentrée au sein des populations clés. Dans son nouveau poste au siège, il profite désormais de l’expertise acquise pendant toutes ces années, ainsi que de celle de ses nombreux collègues au sein de l’ONUSIDA et de l’Organisation mondiale de la Santé.
« Malgré toute mon expérience, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre », conclut M. Sun.
Brigitte Quenum, Directrice nationale en Côte d’Ivoire, a sauté sur l’occasion d’aller sur le terrain après plus de cinq ans passés à Genève. En tant qu’Agent responsable des partenariats avec les pays francophones au siège de l’ONUSIDA, elle déclare avoir beaucoup appris sur le fonctionnement du Programme commun de l’ONUSIDA. Ces connaissances lui ont servi dans son rôle actuel de travail en collaboration avec les organismes coparrainants, les partenaires financiers et la société civile.
Avant de travailler à Genève, elle était en poste au Bureau régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique centrale et occidentale à Dakar, au Sénégal. « J’ai bouclé la boucle et ce fut très enrichissant, car je sais maintenant comment fonctionne l’intégralité de l’organisation », explique Mme Quenum. Réfléchissant au changement récent dans sa vie, en plus de s’adapter au climat côtier humide et surtout à la densité de population d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, qui compte autant d’habitants que toute la Suisse réunie, elle conclut : « Être sur le terrain, c’est ce qui donne un sens plus aigu de l’urgence à un travail, mais je crois surtout que c’est parce que nous sommes en contact tous les jours avec les multiples communautés que nous servons ».
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31 octobre 2024


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L’ONUSIDA dans le top 9 des organisations qui intègrent la dimension de genre
08 mars 2018
08 mars 2018 08 mars 2018L’ONUSIDA figure parmi les organisations les plus performantes dans le premier rapport Global Health 50/50.
Global Health 50/50 est une initiative qui étudie l’aptitude des grandes organisations internationales influentes dans le domaine de la santé à prendre en compte la dimension de genre. Elle a passé en revue 140organisations majeures qui travaillent sur la santé mondiale ou sont actives dans ce secteur. Selon ce nouveau rapport, l’ONUSIDA figure parmi les neuf organisations mondiales de ce type qui enregistrent les meilleurs résultats en la matière.
Publié le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des Droits des Femmes, le rapport Global Health 50/50 est le fruit d’une préoccupation croissante selon laquelle trop peu d’organisations internationales du domaine de la santé mettent en place une définition, des programmes, des ressources ou des contrôles concernant la dimension de genre dans leurs travaux sur la santé ou au sein des lieux de travail. Le rapport vise à illustrer aussi bien les problèmes que la marche à suivre recommandée.
Selon le rapport, l’ONUSIDA dispose non seulement de politiques qui tiennent compte de la dimension de genre, mais aussi d’objectifs concrets et assortis de délais en matière de parité, tels qu’ils sont définis dans son Plan d’action pour l’égalité des genres. Dans le cadre de ce plan, l’ONUSIDA a vu augmenter la proportion de femmes au sein de son personnel, lesquelles représentent désormais 54 % des effectifs de l’organisation. Par ailleurs, les femmes sont de plus en plus nombreuses à occuper des postes de direction sur le terrain : elles représentent 48 % des directeurs nationaux de l’ONUSIDA, contre 27 % en 2013.
« L’étude de Global Health 50/50 montre la force de l’engagement de l’ONUSIDA en faveur de l’égalité des genres. Je suis déterminé à exploiter nos résultats et à atteindre tous les objectifs du Plan d’action pour l’égalité des genres de l’ONUSIDA », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé.
Outre son engagement en faveur de l’égalité des genres et sa politique en la matière sur le lieu de travail, l’ONUSIDA a obtenu un bon score grâce à sa définition du genre dans ses déclarations publiques, ses stratégies et ses politiques et à sa stratégie programmatique de genre qui vise à améliorer la santé pour toutes et tous.
L’ONUSIDA entreprend depuis longtemps des efforts en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, aussi bien au sein de son Secrétariat qu’ailleurs, et a récemment entamé une révision de ses pratiques tout en se réengageant à garantir leur respect.
Garantir les droits et l’autonomisation des femmes et des filles relève non seulement d’une obligation morale, mais aussi d’une initiative de développement et d’un investissement judicieux qui permet de préserver la santé des femmes et des filles. Éliminer les inégalités entre les sexes est l’un des dix engagements de la stratégie Accélérer pris par les États membres en 2016 lors de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida.
Global Health 50/50
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Amis UN + lancé au Libéria
19 décembre 2012
19 décembre 2012 19 décembre 2012
Le lancement de "Amis UN +" au bureau de pays de l'ONUSIDA à Monrovia.
Photo : ONUSIDA
Les Nations Unies au Libéria ont rejoint le Mozambique, le Swaziland, le Rwanda et le Ghana en lançant les « Amis UN + » comme partie prenante de ses efforts pour parvenir à un environnement de travail sans stigmatisation pour tout le personnel des Nations Unies vivant avec le VIH et leurs familles.
UN + est un groupe mondial de personnel des Nations Unies vivant avec le VIH qui compte plus de 200 membres de par le monde émanant des différentes agences de l'ONU. Ses membres militent pour des questions concernant le personnel vivant avec le VIH comme l'accès aux soins de santé, la garantie de non-discrimination basée sur le statut sérologique et le maintien de la confidentialité.
Malgré les efforts de défense qu'UN + a fait à ce jour, de nombreux membres du personnel vivant avec le VIH craignent toujours encore de parler de leur statut sérologique. L'initiative des amis est ainsi destinée à fournir un environnement favorable au personnel vivant avec le VIH pour tous les membres du personnel des Nations Unies, peu importe leur statut sérologique. Elle a pour vocation d'être un forum par lequel les besoins du personnel séropositif et ceux se souciant de familles et d'amis séropositifs peuvent être articulés et abordés.
La création de « Amis UN + » a été proposée et approuvée par un Groupe thématique des Nations Unies au Libéria, basée sur des rapports démontrant que 21 sur 300 membres du personnel des Nations Unies étaient testés séropositifs entre 2009 et 2012. Cette prévalence au VIH (17%) est significativement plus élevée que la prévalence nationale au VIH au Libéria, actuellement de 1,5%.
« Amis UN + » mettra en place plusieurs activités pour le personnel vivant avec le VIH, y compris des événements et des campagnes pour sensibiliser la communauté des Nations Unies autour de la stigmatisation et de a discrimination autour du VIH ainsi que des groupes d'appui pour le personnel vivant avec le VIH. Le groupe sera également partenaire avec le réseau national de personnes vivant avec le VIH pour aborder les questions concernant le personnel vivant avec le VIH comme l'accès au traitement du VIH.
Le lancement de « Amis UN + » a eu lieu au bureau de pays de l'ONUSIDA à Monrovia et a réuni plus de 70 invités, y compris le coordonnateur résident, à savoir le coordonnateur résident de l'ONUSIDA, les Chefs des agences des Nations Unies au Libéria, les représentants de la Commission nationale sur le sida et les organisations de la société civile ainsi que les membres des familles du personnel des Nations Unies.
Sensibiliser les membres du personnel des Nations Unies sur toutes les formes de stigmatisation et de discrimination en relation avec le VIH aidera nos collègues vivant avec le VIH à surmonter leurs craintes de répercussions potentielles en révélant leur séropositivité au travail
Dr Betru Woldesemayat, le coordonnateur résident de l'ONUSIDA au Libéria
La coordonnatrice résidente des Nations Unies, Madame Esperance Fundira, décrit l'initiative comme une instance clé par laquelle les Nations Unies peuvent renouveler leur engagement pour fournir des ressources financières et humaines au personnel vivant avec le VIH. D’après elle, cela donne une occasion de renforcer la campagne anti-stigmatisation au Libéria et œuvrer vers un environnement de travail sans stigmatisation pour le personnel des Nations Unies.
Dr Betru Woldesemayat, le coordonnateur résident de l'ONUSIDA au Libéria, a qualifié le lancement des Amis UN + comme étant une étape significative dans la riposte au sida au Libéria, surtout dans ses efforts sur le terrain pour réduire la stigmatisation et la discrimination au sein et à l'extérieur des Nations Unies. « Sensibiliser les membres du personnel des Nations Unies sur toutes les formes de stigmatisation et de discrimination en relation avec le VIH aidera nos collègues vivant avec le VIH à surmonter leurs craintes de répercussions potentielles en révélant leur séropositivité au travail », dit-elle.
Avant le lancement, l'ONUSIDA et l'ONU avec nous ont rencontré la commission nationale sur le sida et le réseau national des personnes vivant avec le VIH (LIBNET+) pour identifier les façons de toucher plus d'employés vivant avec le VIH au Libéria, pour leur fournir l'appui et créer un environnement favorable pour eux et leurs familles.
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Un membre du personnel de l'ONUSIDA porte la flamme olympique à Calgary
20 janvier 2010
20 janvier 2010 20 janvier 2010
Eric Sawyer porte la flamme olympique Photo: ONUSIDA
Eric Sawyer, un employé de l'ONUSIDA, portera la flamme olympique à Calgary (Canada) le 20 janvier prochain, à l'occasion du relais de la flamme, dont l'étape finale sera la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver, qui se dérouleront du 12 au 28 février 2010.
Avant de travailler pour l'ONUSIDA, Eric Sawyer a fondé trois organisations axées sur le VIH aux Etats-Unis, dont ACT UP/New York, un groupe international de défense des droits des personnes vivant avec le VIH. Il vit avec le VIH depuis 30 ans.
En travaillant ensemble dans l'esprit des valeurs fondamentales du Mouvement olympique — amitié, excellence et respect — nous pouvons constituer une force positive de changement .
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
Commentant le fait le fait d'avoir été choisi pour porter la flamme olympique, M. Sawyer a déclaré : « Parce que j'ai pu bénéficier des derniers traitements et d'une excellente prise en charge, j'ai réussi à survivre au VIH depuis tout ce temps et à gagner trente années de vie suite à mon diagnostic de séropositivité en 1981. Le fait que je puisse encore courir une partie du relais montre clairement la nécessité de fournir des informations, des traitements et un appui médico social à toutes les personnes vivant avec le VIH. »
M. Sawyer fait également partie de UN Plus, le groupe de sensibilisation des employés du système des Nations Unies vivant avec le VIH.
L'ONUSIDA et le Comité international olympique (CIO) ont établi un partenariat de longue date, qui vise à renforcer le rôle des organisations sportives dans la riposte au sida. Ce partenariat a été officialisé par un protocole d'accord signé en 2004. Les deux organisations ont également collaboré sur des actions de sensibilisation au VIH auprès d'entraîneurs, d'athlètes et de personnalités sportives du monde entier.
En félicitant le CIO pour son travail, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a insisté sur l'importance de tels partenariats dans la riposte au sida. « En travaillant ensemble dans l'esprit des valeurs fondamentales du Mouvement olympique — amitié, excellence et respect — nous pouvons constituer une force positive de changement », a-t-il déclaré.
Jacques Rogge, le Président du CIO, a ajouté : « Le CIO et l'ONUSIDA essaient tous deux de toucher le maximum de jeunes. Notre objectif commun est de se servir du sport comme d'un puissant outil éducatif dans le domaine de la prévention du VIH et du sida à travers le monde. »
Pour les Jeux de Vancouver, l'ONUSIDA a contribué à l'élaboration de kits d'information, de prévention et de sensibilisation sur le VIH, qui seront distribués sans distinction aux volontaires et aux employés des Jeux ainsi qu'aux athlètes. En plus de la documentation portant sur les risques de transmission du VIH, les kits contiennent des préservatifs masculins et féminins ainsi que des informations pour une sexualité à moindre risque.

Eric Sawyer est un employé de l'ONUSIDA, il vit avec le VIH depuis 30 ans.
Credit: UNAIDS
« En tant que personne vivant avec le VIH, je suis content de voir que des kits de prévention sont distribués à toutes les personnes impliquées dans les Jeux olympiques. Tout comme un entraîneur de ski alpin offre à ses skieurs des informations, une formation, des lunettes et un casque, qui permettront à ceux-ci de courir un slalom en toute sécurité, il est indispensable de fournir à toutes les personnes susceptibles d'avoir des rapports sexuels les informations et le matériel, qui leur permettront de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. »
Le CIO a demandé à l'ONUSIDA de choisir des personnes vivant avec le VIH pour participer au relais de la flamme olympique, dans le but d'aider à faire tomber les barrières de la stigmatisation et de la discrimination.
Le CIO et l'ONUSIDA essaient tous deux de toucher le maximum de jeunes. Notre objectif commun est de se servir du sport comme d'un puissant outil éducatif dans le domaine de la prévention du VIH et du sida à travers le monde.
Jacques Rogge, Président du CIO
Dhamiri Mustapha, une jeune Tanzanienne vivant avec le VIH, faisait partie des 80 relayeurs qui ont porté la flamme olympique à Dar es Salaam en Tanzanie, avant l'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin. Lors de la préparation des Jeux olympiques d'été de 2008 à Athènes, l'ONUSIDA a désigné Musa Njoko, une Sud-Africaine de 31 ans, pour participer au relais de la flamme olympique dans la ville du Cap.
La réussite du partenariat entre l'ONUSIDA et le CIO a été particulièrement visible lors des Jeux olympiques de 2008 à Pékin. La campagne « Ne jouez pas avec votre vie – Aidez à stopper le VIH », lancée à l'occasion de ces Jeux, a été planifiée et exécutée conjointement par le CIO, le Comité d'organisation des Jeux de la XXIXe Olympiade à Beijing et l'ONUSIDA. L'ONUSIDA a mobilisé neuf institutions des Nations Unies, la Croix Rouge, Marie Stopes International ainsi que des groupes de personnes vivant avec le VIH, pour former 7000 volontaires olympiques sur la prévention du VIH et la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.
Un membre du personnel de l'ONUSIDA porte la flam
Populations clés:
Partenaires:
Comité international olympique (en anglais)
Centre de presse:
Les Nations Unies entraînent les volontaires pour les Jeux olympiques à la sensibilisation au sida (pdf, 37.6 Kb.) (en anglais)
Musa Mjoko, figure emblématique de la lutte contre le sida, portera la flamme olympique (pdf, 112 Kb.) (en anglais)
Reportages:
L'ONUSIDA et le Comité international olympique renforcent leur partenariat (26 octobre 2009)
Porter la flamme olympique pour les PVVS en Tanzanie (18 avril 2008 )
Lorsque la lutte contre le sida s’invite aux Jeux olympiques (11 août 2008)
Liens externes:
Jeux olympiques d'hiver 2010
ACT UP (en anglais)
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Les amis de UN Plus au Swaziland et au Mozambique
21 septembre 2009
21 septembre 2009 21 septembre 2009
President of Swaziland AIDS Support Organization (SASO) Mr. Vusi Matgerula addressing the event on behalf of the people living with HIV movement in Swaziland. Credit: UNAIDS/G.Williams
Dans le but d'appuyer les efforts visant à faire de l'environnement de travail du système des Nations Unies un milieu exempt de toute forme de stigmatisation pour les employés vivant avec le VIH et leurs familles, UN Plus a lancé l'initiative Les amis de UN Plus au Swaziland. Afin de maintenir la dynamique oeuvrant à faire à tomber les obstacles et à rompre le silence autour du VIH en Afrique australe, une initiative similaire verra le jour au Mozambique le 23 septembre.
Les amis de UN Plus sont une initiative originale lancée par UN Plus, un groupe de soutien et de sensibilisation constitué de membres du personnel vivant avec le VIH. Les adhésions à UN Plus ont doublé en Afrique australe pendant l'année écoulée, mais nombreux sont les membres du personnel vivant avec le VIH, qui ont encore peur de divulguer leur statut sérologique. Bien que UN Plus dispose d'une politique de confidentialité, la réticence à divulguer un statut sérologique vis-à-vis du VIH témoigne du degré de stigmatisation régnant dans la société. L'initiative Les amis de UN Plus est donc destinée à créer un contexte favorable pour les personnes ayant des réserves quant à l'idée d'être ouvertement associées au groupe. Son objectif est d'être un forum par le biais duquel les besoins des employés de l'ONU vivant avec le VIH ou prenant soins d'amis ou de proches séropositifs pourront être exprimés et entendus.

Dr. Jama Gulaid, UNICEF Representative and UN HIV/AIDS Theme Group chair for Swaziland addressing the launch of Friends of UN+ in Mbabane, Swaziland on 17 September 2009. Credit: UNAIDS/G.Williams
« En lançant cette initiative aujourd'hui, nous avons franchi une étape courageuse et décisive. Je me réjouis de savoir que le personnel disposera désormais d'une plate-forme lui permettant de se rapprocher et de communiquer en toute sécurité. Cela ne fait pas de mal d'aider les gens et d'établir des contacts. Nous pouvons tous faire quelque chose pour améliorer la vie de ceux qui vivent avec le VIH dans nos familles, sur notre lieu de travail et dans nos communautés », a déclaré un employé de l'ONU séropositif du Swaziland.
Les lancements de l'initiative dans les pays ont pour but de mettre en lumière les droits sur le lieu de travail et de contribuer à la poursuite du dialogue en cours sur les droits de l'homme, les besoins en matière de traitements et les problèmes auxquels sont confrontées les personnes vivant avec le VIH. A travers des formations, des réunions, des sessions d'apprentissage élémentaire sur les traitements et d'autres activités connexes, l'initiative a pour objectif de faire connaître au personnel des Nations Unies la contribution de UN Plus aux efforts visant à réduire la stigmatisation et la discrimination, à favoriser l'acceptation sociale et à accroître les engagements concernant le VIH dans le système des Nations Unies sur les plans social, juridique et du leadership.

Group photo of participants at the launch of Friends of UN Plus in Mbabane, Swaziland on 17 September 2009. Credit: UNAIDS/G.Williams
Dans le cadre du lancement de l'initiative au Swaziland, une discussion de groupe a eu lieu, pendant laquelle des représentants des personnes vivant avec le VIH ont répondu aux questions de la presse locale portant sur des problèmes d'égalité et de droits. Deux représentants d'un média local ont participé à la discussion, afin de faire part de leur expérience concernant leur façon d'aborder de manière explicite les sujets traitant des personnes vivant avec le VIH.
Les amis de UN Plus fonctionneront en collaboration avec L'ONU avec nous, le programme sur le VIH dans le lieu de travail des Nations Unies, le programme de l'ONU pour le bien-être, ainsi que d'autres initiatives mises en place sur le lieu de travail et d'autres programmes d'institutions de l'ONU existant dans le pays.
Les amis de UN Plus au Swaziland et au Mozambique
Partenaires:
Site web de UN Plus (en anglais)
Reportages:
De nouvelles sections de UN Plus en Afrique du Sud et au Lesotho (16 septembre 2009)
Le Secrétaire général des Nations Unies rencontre des membres du personnel de l'ONU séropositifs (20 mai 2009)
Le Secrétaire général des Nations Unies inaugure une exposition du groupe UN Plus (01 décembre 2007) (en anglais)
Multimédia:
UN Plus rencontre le Secrétaire général de l'ONU au siège des Nations Unies à New York : photos (20 May 2009) (en anglais)
Liens externes:
UN Plus sur Facebook (en anglais)
UN Plus sur Twitter (en anglais)
UN Cares (en anglais)
Publications:
Programmes du système des Nations Unies concernant le VIH sur lieu de travail - Prévention, traitement et prise en charge du VIH pour les employés du système des Nations Unies et leurs familles (pdf, 1.48 Mb.) (en anglais)
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L'ONU avec nous: lancement du programme sur le VIH dans le lieu de travail du système des Nations Unies dans la région Asie-Pacifique
02 décembre 2008
02 décembre 2008 02 décembre 2008
De droite à gauche : M. Geoff Manthey (Conseiller du programme régional) ; M. Robert Sutherland (Représentant de UN+) ; Mme Heyzer (Secrétaire exécutive, CESAP) et M. Prasada Rao (Directeur de l'Equipe d'appui aux régions de l'ONUSIDA) lors du lancement de la Journée mondiale sida. Centre de conférences des Nations Unies, Bangkok (Thaïlande). 1er décembre 2008. Photo : ONUSIDA
Dans le cadre de la Journée mondiale sida, le personnel des Nations Unies de la région Asie-Pacifique a lancé hier à Bangkok, un programme régional « L'ONU avec nous ».
Lors du lancement du programme, Robert Sutherland, représentant de UN Plus pour l'Asie et le Pacifique, a prononcé un discours dans lequel il a exprimé son appréciation à l'égard du leadership des agences de l'ONU dans leur engagement par rapport au sida, puis appelé à un soutien plus important pour la création d'un environnement exempt de toute forme de stigmatisation et de discrimination au sein des Nations Unies.
Après que deux bougies rouges ont été allumées, ce qui dans la tradition asiatique marque un commencement, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la CESAP, Mme Noeleen Heyzer, a prononcé son discours. Elle a insisté sur le rôle « d'une ONU » coordonnée pour garantir la réalisation des engagements du Secrétaire général des Nations Unies à l'égard du programme « L'ONU avec nous » dans la région. Elle a ensuite ajouté : « Le thème de la Journée mondiale sida cette année ‘Mener – Responsabiliser – S'activer’ nous permet de réfléchir à notre rôle en tant que dirigeants des Nations Unies. Avec ce thème, promettons de contribuer au bien-être de notre propre personnel touché par le VIH ou le sida, en apportant le temps et le soutien nécessaires pour remplir l'ensemble des 10 critères minimums du programme ‘L'ONU avec nous’ d'ici à la fin de l'année 2011. »
Cette occasion a permis de présenter le Dr Lazeena Muna-McQuay, Coordinatrice régionale du programme « L'ONU avec nous » pour la région Asie-Pacifique. Mme Muna-McQuay est reçue conjointement par UNFPA, la Commission économique et sociale pour l'Asie et le pacifique (CESAP) et l'équipe d'appui aux régions de l'ONUSIDA.
Deux vidéos du programme « L'ONU avec nous » ont été diffusées durant l'événement, la première contenant le discours prononcé par le Secrétaire général lors du lancement officiel du programme « L'ONU avec nous » à l'échelle mondiale et la seconde, les « messages de soutien en provenance du terrain ».
Le lancement s'est terminé avec un rappel des engagements formulés par Secrétaire général, à savoir, faire en sorte que toutes les agences de l'ONU remplissent les 10 critères minimums du programme « L'ONU avec nous » à l'horizon 2011.
L'ONU avec nous
Le programme «L'ONU avec nous » a été élaboré lors de consultations entre les organismes coparrainants de l'ONUSIDA et les autres agences. Il s'agit d'un programme unique harmonisé, destiné aux membres du personnel du système des Nations Unies et à leur famille, dans toutes les entités et sur tous les lieux d'affectation, conçu pour aider ceux-ci à exercer leurs droits définis dans la Politique des services du personnel des Nations Unies concernant le VIH/sida de 1991 et dans le Recueil de directives pratiques du BIT sur le VIH/sida et le monde du travail, et à reconnaître leur responsabilité individuelle par rapport au VIH. Le programme mondial « L'ONU avec nous » a été lancé en mai de cette année, à New York, par le Secrétaire général.
L'ONU avec nous : lancement du programme sur le V
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UN Secretary-General opens UNPlus exhibition
01 décembre 2007
01 décembre 2007 01 décembre 2007
Secretary-General Ban Ki-moon (fifth from right)
and his wife Yoo Soon-taek (fourth from right) with
members of UNPlus—the UN System HIV Positive
Staff Group, at the opening of the UNPlus
photographic exhibition and launch of their
calendar, in observance of World AIDS Day 2007.
Photo credit: UN/Paulo Figueiras
In observance of World AIDS Day 2007, Secretary-General Ban Ki-moon and his wife Yoo Soon-taek opened a photographic exhibition entitled "UN Plus" at the United Nations headquarters in New York with the members of UNPlus - the UN System HIV Positive Staff Group.
UNPlus also marked the occasion with the launch of their new calendar, which features photos of UN staff ‘living positively’ and which has been distributed around the world.
UNPlus was initiated in March 2005 by a group of UN staff members living with HIV, with the support of the UNAIDS secretariat, to create a more enabling environment of all HIV-positive staff members, irrespective of the level of disclosure of their HIV status. UNPlus aims to create an organized and effective voice for people living with HIV within the United Nations system that challenges stigma and discrimination, and contributes to the development of and improvement of existing policies on HIV among United Nations agencies.

Secretary-General Ban Ki-moon (second from right),
and members of UNPlus tour the UNPlus
photographic exhibition, in observance of the
World AIDS Day.Photo credit: UN/Paulo Figueiras
UN Secretary-General Ban Ki-moon first met UNPlus in May 2007, as part of the 61st session of the General Assembly, to discuss the opportunities and challenges that UN positive staff face at work.
Describing his first meeting with the group as “one of the most moving experiences” of his life, Secretary-General Ban Ki-moon vowed to step up efforts to eliminate the stigma that still surrounds people living with AIDS in so many countries.
Mr. Ban said he was touched by the courage shown by the members of UNPlus, as well as the directness with which they spoke about their lives.
Links:
More on World AIDS Day
UN Plus meets UN Secretary-General (May 2007)
Visit UNplus web site